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Administration

Une clé d'API qui peut tout faire est une clé qu'on ne peut pas confier

C'est pourtant ce que proposent encore beaucoup d'outils : une clé unique, tous droits, éternelle. Ici chaque clé porte la liste explicite des permissions qu'elle a le droit d'exercer, et le passage d'entrée vérifie cette liste à chaque appel.

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Comment ça marche

Le moindre privilège, appliqué pour de bon

Une clé ne peut que ce qu'on lui a permis

Vous choisissez les permissions à la création, dans le même catalogue que celui des rôles. Une clé faite pour pousser des contacts depuis votre site ne peut pas lire vos factures, et le refus vient du passage d'entrée, pas d'une convention de code. C'est le modèle des clés restreintes de Stripe ou des jetons à granularité fine de GitHub.

  • Permissions choisies parmi le catalogue RBAC
  • Vérification à chaque appel, côté passerelle
  • Clé secrète ou clé publique, selon l'usage
  • Étiquette et note, pour savoir à quoi elle sert

Elle expire, même si vous l'oubliez

Une clé peut porter une date de fin. Et même sans date, une fenêtre d'inactivité de quatre-vingt-dix jours s'applique : une clé qu'on n'utilise plus cesse de fonctionner d'elle-même. C'est la fuite la plus banale — une clé posée dans un script un mardi et oubliée pendant trois ans.

  • Date d'expiration explicite, au choix
  • Fenêtre d'inactivité de 90 jours, en plus
  • Date de dernière utilisation affichée
  • Révocation immédiate, avec l'auteur de la révocation

Elle ne s'affiche qu'une fois

La clé en clair n'existe qu'au moment où vous la créez : ensuite seule son empreinte est conservée, et rien ne permet de la relire — ni l'interface, ni le support, ni le journal d'audit, qui trace l'événement sans jamais porter la valeur. Si elle est perdue, on en crée une autre et on révoque l'ancienne.

  • Valeur affichée une seule fois, jamais stockée en clair
  • Journal d'audit sans secret ni empreinte
  • Alerte par e-mail sur une adresse IP jamais vue
  • Création et révocation attribuées à leur auteur

FAQ

Questions fréquentes

Quelle différence entre clé secrète et clé publique ?

La clé secrète s'utilise depuis vos serveurs et ne doit jamais apparaître dans un navigateur. La clé publique est prévue pour être exposée côté client, sur des points d'entrée qui l'acceptent explicitement. Les deux portent leur propre liste de permissions.

Peut-on limiter une clé à nos serveurs ?

Oui, en déclarant les adresses IP ou les plages CIDR autorisées. Un appel venu d'ailleurs est refusé, même avec la bonne clé. C'est la protection la plus simple contre une clé recopiée dans un dépôt public.

Que se passe-t-il si une clé fuite ?

Vous la révoquez : elle cesse de fonctionner immédiatement, et l'événement est daté et attribué. Si l'alerte sur nouvelle IP était activée, vous aurez probablement été prévenu avant — un appel depuis une adresse jamais vue déclenche un e-mail au propriétaire de la clé.

Peut-on faire tourner une clé sans coupure ?

Oui : on crée la nouvelle, on bascule les appels, puis on révoque l'ancienne. Le créateur d'origine reste attaché à la clé après rotation, pour que l'historique reste lisible.

Les clés donnent-elles accès à toute l'API ?

Non. Chaque route déclare si elle accepte une clé API, et laquelle. Une route peut exister pour un utilisateur connecté et rester fermée aux clés : la documentation développeurs indique, route par route, ce qui est ouvert.

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